Les 3 gunas des aliments

Les trigunas s’apparentent à la constitution psychologique de chaque individu, mais aussi de chaque aliment. La prédominance des trigunas dans le corps définit la constitution psychologique. Les trigunas sont sattva, rajas et tamas. Lorsque l’on prend l’habitude de consommer des aliments sattvic, rajasic ou tamasic, notre psychologie change en fonction de ces aliments. Par exemple, si l’on mange des aliments à tendance sattvic, notre équilibre reviendra et nos émotions s’équilibreront aussi. Par contre, en faisant du régime Tamasic une habitude, cela aurait pour effet de nous rendre malade et de faire de nous des êtres négatifs et fainéants.

Les gunas sont responsables du comportement et des tendances naturelles de tous les êtres vivants. Les êtres humains sont également soumis à leur influence. On dit que sous leur contrôle, les gens perdent leur capacité à discerner les vérités et leur nature essentielle. On retrouve une description détaillée des trigunas dans le quatorzième chapitre de la Bhagavadgita via Krishna :

  •  Sattva est pur, sans impuretés, éclairant et exempte de maladie. Il lie l’âme par l’attachement au bonheur et à la connaissance
  •  Rajas est plein de passion et est né de la soif (ou désir intense) et de l’attachement. Il lie l’âme par l’attachement avec l’action.
  • Tamas, ce sont les ténèbres et la grossièreté de l’homme. C’est  l’ignorance et la cause de l’illusion. Il lie l’âme par imprudence, paresse et sommeil.

Dans les êtres, les trois gunas se disputent la suprématie et tentent de se supprimer mutuellement. Sattva prédomine en supprimant les Rajas et les Tamas. Rajas prédomine en supprimant Sattva et Tamas, et Tamas en supprimant à la fois Sattva et Rajas.

Comment savoir quelle qualité est prédominante chez une personne à un moment donné? Selon la Bhagavadgita, lorsque le sattva est prédominant, de toutes les portes du corps humain rayonne l’illumination de la connaissance. Quand Rajas est prédominant, la cupidité, la mondanité, la recherche de fins matérielles et un penchant pour les activités égoïstes apparaissent. Lorsque le tamas est présent, on peut voir l’épanouissement des ténèbres, de l’inactivité, de l’insouciance et des illusions.

Sattva– clarté et équilibre

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Le régime sattvique comprend des fruits frais comme la grenade, la pomme, la banane, les oranges, les raisins. les céréales comme le riz basmati et le blé en petite quantité et les produits laitiers comme le lait et le ghee. Il garde le corps mince et agile et l’esprit calme et tranquille. Le babeurre frais, les légumes verts frais comme les épinards, les haricots verts, le moong dal sont de bons exemples de nourriture sattvique. Bien que le goût sucré doux soit sattvique, trop de goût sucré comme dans les chocolats et les sucreries, etc., augmente la qualité des tamas.

Rajas – mouvement

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Le régime Rajasic consiste en un goût épicé, trop salé et acide. Les légumes comme l’oignon, l’ail et leurs préparations épicées et acides comme le ketchup ou le vinaigre ont la qualité Rajasic. Les vins, les cornichons, la viande, en particulier la viande rouge et les boissons similaires au café et au thé, tous les types de boissons alcoolisées sont de nature rajasique. Ces aliments aggravent le Pitta et le Vata et augmentent l’agitation, la colère et l’irritabilité.

Tamas – inertie et stagnation

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Le régime tamasique est celui qui contient des produits animaux en quantité tels que des viandes et des poissons en conserve. Il s’agit aussi des produits laitiers pasteurisés trop froids comme le lait et le yaourt. Ces aliments augmentent le Kapha et la léthargie, l’ignorance, l’apathie et l’augmentation du sommeil. Le régime Tamasic comprend les produits surgelés, les plats préparés et industriels. Trop d’aliments congelés et en conserve, ainsi que des aliments transformés augmentent également la qualité de Tamasic.

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Jenny Adama

Auteure de la Bible des régimes et du Petit livre bleu du bleuet, Jenny Solmy a terminé ses études en naturopathie en 2014 à Montréal. Dîplomée en cuisine et pâtisserie, elle s'est toujours passionnée pour l'ayurvéda et les médecines traditionnelles. En 2013, elle obtient son dîplome en Nutrition ayurvédique auprès de l'International Academy of Ayurved à Pune en Inde et approndi ses études à Montréal à l'Espace Ayurvéda, où elle enseigna en plus de faire des consultations ayurvédiques. Jenny enseigne la nutrition ayurvédique depuis 2014.

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