Le café en ayurvéda

Quand vous arrivez au bureau, la première chose que vous faites est de vous diriger vers la machine à café? Vous avez besoin de boire vos premières gorgées de café pour « démarrer la journée» ou «être fonctionnel» ? Si votre cafetière casse un matin, alors votre journée est gâchée? Si vous avez répondu oui à l’une des trois questions, peut-être faites-vous partie des accrocs au café ou des 90% de Nord-américains adultes qui consomment du café régulièrement (et oui, même s’il vous faut une tasse le matin ou plutôt LA tasse du matin!).

La caféine est un léger stimulant psychomoteur qui produit des effets quasi semblables à de très faibles doses de cocaïne et d’amphétamine. Elle possède certaines caractéristiques de l’amphétamine, mais sans les dangers que cette dernière apporte.

L’action de la caféine dans le cerveau est particulière. La caféine bloque l’action de l’adénosine, un neurotransmetteur qui dicte normalement au cerveau de se calmer et de s’endormir. Deux tasses de caféine peuvent neutraliser la moitié des récepteurs d’adénosine pendant quelques heures et garder le cerveau en alerte.

Le café en ayurvéda

Le café réchauffe, augmente le feu digestif (parfois trop et cause des remontées acides) et stimule la circulation sanguine et l’action du système nerveux. Le café est amer ou astringent (selon la variété et la torréfaction). Ses gunas sont : Mobile, intense, sec, clarifiant.

Pitta : Le café est très chauffant et, par conséquent, ne convient pas à Pitta qui doit se diriger vers des aliments refroidissant. De plus, certains cafés ont une nette acidité en bouche. Le goût acide déséquilibre le Pitta. Le Pitta n’a pas besoin d’être stimulé. Il est déjà en alerte au réveil et prêt à débuter sa journée.

Vata : Puisqu’il est à la fois cardiostimulant et stimulant du système nerveux, le café est fortement déconseillé à Vata. Le Vata doit au contraire se diriger vers des boissons relaxantes telles que les tisanes aux épices ou alors aux herbes calmantes et digestives. Certains types Vata sont portés à boire du café le matin au réveil pour stimuler leur transit (Vata peut avoir tendance à souffrir de constipation). C’est le guna « mobile » qui est responsable de cette action. Mais le café étant asséchant (ce qui cause des migraines chez certaines personnes de type Vata. Aussi, Vata sera encore plus stressé sous l’action du café lui causant même parfois des tremblements après un seul café!

Kapha : Kapha est le seul dosha qui peut tolérer la caféine. Le goût amer du café et son action stimulante sont bénéfiques pour le Kapha. La consommation doit cependant être limitée, en raison de l’action acidifiante du café sur l’organisme.

L’ayurvéda dit que Vata et Pitta peuvent tolérer une ou deux tasses par mois et que les Kapha en prendront deux à trois tasses par semaine. Cela peut paraître peu, mais ce conseil est général.  

L’ayurvéda conseille de réduire sa consommation de café de moitié par mois, jusqu’à l’arrêt complet. En ayurvéda, il est très important de ne jamais arrêter brusquement la consommation d’un aliment auquel on est habitué. Le changement doit toujours être progressif, même pour le café!

Action du café sur le système nerveux

  • En petite quantité, la caféine améliore les résultats à des tests faisant appel à la vivacité d’esprit et à la concentration. La dose optimale recommandée est d’environ 150 ml (moins d’une demi-tasse) à prendre le matin et/ou en début d’après-midi. La caféine peut améliorer la mémoire, car elle agit sur l’activité cholinergique et sur l’augmentation de l’activité acétylcholine qui survient lorsque la caféine bloque l’adénosine.
  • En grande quantité, la caféine n’a aucun effet sur l’optimisation des facultés du système nerveux. Elle pourrait même, dans ce cas, avoir un effet semblable à celui d’un antidépresseur!  Elle va causer de la nervosité, du stress et des palpitations cardiaques. Plus vous buvez du café dans une journée, plus votre métabolisme se mettra “en alerte” et débloquera l’action de la caféine sur l’adénosine, et annulera sont effet stimulant. Après 4 tasses de café, on n’est pas plus concentré qu’après 1 tasse de café!

La dépendance au café

Des études soutiennent qu’il n’est pas possible d’être dépendant à la caféine, et d’autres études vont dire le contraire… Quoi qu’il en soit, il est facile de développer une habitude à la caféine. Les personnes en sevrage de caféine se plaignent généralement de maux de tête, de fatigue, de nausées et de sauts d’humeur, accompagnés d’une forte envie de consommer du café. Mais ce n’est pas parce que l’on consomme de grandes quantités de café par jour que l’on aura de la difficulté à arrêter d’en consommer. La caféine augmente aussi la production de la dopamine, une hormone du plaisir, ce qui n’aide pas à lutter contre sa consommation.

Pour les buveurs de café qui souhaitent continuer à boire leur café, je conseille de boire 1/2 tasse de café le matin au maximum par jour. Évitez le café torréfié qui contient des composés phénoliques qui diminuent l’absorption du fer de 60 % à 90 % et qui est souvent de qualité douteuse. Plusieurs équivalences au café comme le chaga ou la racine de pissenlit font de plus en plus leurs preuves. C’est d’ailleurs ce que je conseille. La racine de pissenlit torréfiée a un goût amer qui rappelle le café.

Certaines personnes pourront boire un café à 10h du soir et aller se coucher en ayant une nuit des plus reposante. D’autres devront arrêter d’en boire à 12h, car sinon, ils resteront éveillés toute la nuit. On appelle ceci la sensibilité au café.

Sources

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_m/i_03_m_par/i_03_m_par_cafeine.html
http://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=cafe_nu
http://emedicine.medscape.com/article/1182710-overview
http://www.today.com/health/7-things-you-didnt-know-about-caffeine-1B6013380

La banane en ayurvéda

Ha…la banane… On l’aime ou on ne l’aime pas. Certains sont pleins d’énergie après une seule, d’autre se sentent ralentit et d’autres la détestent! Puisqu’on est tous différent, nos goûts et nos envies aussi! En ayurvéda, la banane est un fruit bien apprécié. Pratique, la banane est enveloppée d’une peau qui la protège de bien des ennuis.Pour cette raison, elle constitue une collation idéale à mettre dans le sac.

La banane est un fruit aux nombreuses propriétés thérapeutiques. Ses principales vertus se situent dans sa teneur en magnésium et potassium et de son action sur l’intestin. Il est malheureusement bien courant d’entendre des gens dire « la banane me constipe ». Hors, une banane ne constipera uniquement si elle est consommé à peine mûre. Une banane se mange mûre! C’est-à-dire quand elle est jaune avec de légère tâches noire parfois. Sa chaire est supposée être tendre, odorante et jaune. Une banane à point est un cadeau pour les intestins. Son goût sucré et sa légère note d’astringence vont aider à éliminer les déchets en stagnation dans l’intestin, surtout si vous ajoutez une petite pincée de cannelle ou de cardamome dessus. 🙂

La banane se consomme donc mûre et, puisqu’elle est un fruit, on la mangera en dehors des repas ou alors, quand l’estomac est vide. Elle peut être consommée avec des fruits de sa même famille, c’est-à-dire des fruits doux comme la pomme mûre, la poire mûre, la mangue mûre et sucrée, etc.

Informations nutritionnels de la banane
  • Riche en magnésium et potassium
  • Favorise le transit intestinal
  • Régule la pression sanguine
Portait de la banane (à maturité) selon l’ayurvéda
  • Rasa (goût) : madhura (sucré) et astringent (kasaya) selon la maturité
  • Gunas (qualités) : froid, lourd, onctueux, stable
  • Virya (effet chaud ou froid pendant la digestion) : Froid
  • Vipaka (effet lorsque excrété du côlon) : madhura (sucré)
  • Prabhava (cause inconnue): N.A.
  • Consommation idéale : en été

 

La banane pour Vata

Vata aura grand bénéfice à manger des bananes. Il devra les choisir mûres au risque de souffrir de constipation avec ces bananes légèrement croquantes. Ainsi, en collation, il pourra soupoudrer sa banane de cannelle ou même de cardamome. En ayurvéda, il n’est pas rare de cuire ses fruits, donc Vata pourra légèrement faire chauffer ses rondelles de bananes dans un peu d’eau et manger cette collation à la cuillère.

La banane pour Pitta

Pour Pitta, la banane est sucré, nourrissante et refroidissante. Autant dire qu’elle est parfait pour lui! Il est celui des trois doshas qui en profitera le mieux. Aucune transformation ne sera nécessaire pour lui.

 

La banane pour Kapha

La banane est malheureusement trop sucré, molle et refroidissante pour Kapha. Il devra l’éviter surtout s’il est congestionné car la banane est source de mucus et de congestion! Une moitié de banane légèrement moins mûre et donc plus astringente, saupoudrer d’épices chauffantes en poudre (cannelle, gingembre, cardamome, noix de muscade…) pourra convenir à Kapha, s’il tient tant à en manger.

 

L’avocat en ayurvéda

L’avocat est le fruit de l’avocatier (Persea americana), un arbre originaire d’Amérique du Sud. Très populaire de nos jours, la consommation d’avocats en Occident a croit de manière impressionnante. Le Mexique est le principal producteur d’avocats dans le monde. Il y a plusieurs variétés d’avocats dont la plus connue est l’avocat hass.

L’avantage d’avoir un avocatier dans son jardin est qu’il n’a absolument pas besoin d’entretien, mais juste un peu de coupe au niveau des branches chaque année. L’avocatier est un arbre très généreux car, en effet, il fournit plusieurs dizaines d’avocats par saison, selon sa taille et son âge.

J’ai eu la chance de travailler dans une ferme biologique à Hawaï, plus précisément sur Hawaï Island à Captain Cook pour quelques semaines. Il y avait environ 20 avocatiers mesurant de 3 à 5 mètres et tous étaient très généreux en terme de fruits, au point tel qu’on pouvait manger des avocats matin, midi et soir pendant plusieurs semaines.

L’avocat est un fruit. Comme tout fruit, il est idéal de le consommer à des moments particuliers. Dans le cas de l’avocat, il sera préférable de le consommer espacé de la consommation de protéines animales, c’est-à-dire de viandes, de produits laitiers, d’œufs ou encore de poisson. Aussi, associer l’avocat avec des légumineuses ou des céréales pourrait grandement compliquer sa digestion. Pour cette raison, plus votre capacité digestive est forte, plus vous serez apte à digérer facilement des combinaisons alimentaires complexes (fruits + fromage). Plus votre digestion sera faible, plus il vous sera difficile de bien digérer un repas contenant plusieurs combinaisons alimentaires. La plupart des gens de notre époque éprouvent des difficultés de digestion. Pour cette raison, il leur est essentielle de bien comprendre leur digestion et surtout, de se former ou alors d’en apprendre plus dans ce domaine.

L’avocat est un aliment facilement digérable. Il est très riche en gras et en fibre, et donc, on ne peut pas le considérer comme un fruit aqueux, telle du raison ou une clémentine, quand on parle de sa digestion. Certain praticiens classe l’avocat dans les gras et non les fruits en raison de ses valeurs nutritives. Pour cette raison, il est possible de combiner l’avocat avec d’autres fruits doux (pommes, banane…), mais aussi de l’intégrer dans des salades ou encore l’associer à des légumes.

Il est aussi important de comprendre que tout individu est différent. Cela suppose que personne ne digère de la même façon. Il est bien possible que votre ami, sœur, conjoint ou encore votre mère vous ai déjà dit que l’avocat ne leur réussissait pas. Cela est normal, car personne ne digère de la même façon!

Donc, avant de voir comment les doshas réagissent à la digestion de l’avocat, voici son portrait qui vous permet déjà de savoir s’il est adapté à votre dosha.

Quelques informations nutritionnels de l’avocat:
  • Riche en vitamine K (bon pour la glycémie)
  • Anti-inflammatoire naturel
  • Riche en magnésium
  • Riche en acides-gras insaturés
Portait de l’avocat (à l’état mûr) selon l’ayurvéda
  • Rasa (goût) : madhura (doux)
  • Gunas (qualités): lourd, lent, humide, doux, froid
  • Virya (effet chaud ou froid pendant la digestion) : froid (sheeta)
  • Vipaka (effet lorsque excrété du côlon) : madhura (doux)
  • Prabhava (cause inconnue) : N.A.
  • Consommation idéale: quand il fait chaud sous les tropiques

 

L’avocat pour Kapha

Qui dit madhura, dit Terre et Eau. Qui dit Terre et Eau, dit Kapha ! En effet, l’avocat est un fruit qui a les même gunas que kapha (lourd, lent, humide, doux, froid). Cela implique donc que le kapha est augmenté lorsque l’on mange de l’avocat. Une mauvaise chose pour les types kapha, bien sûr, mais cela a moins d’incidence sur Vata et Pitta.

Conseils pour un guacamole : Kapha pourra manger des avocats en été avec modération. Il pourra y ajouter de l’ail, de l’oignon, du persil et une légère touche de vinaigre de cidre de pomme.

 

L’avocat pour Vata

L’avocat est onctueux et lourd, parfait pour le Vata qui est sec et léger. Par contre, l’avocat est refroidissant, donc cela augmente la frilosité de Vata. Cependant, en pleine été, la consommation d’avocats est adéquat pour Vata. Un avocat par jour est bien apprécié des Vata.

Conseils pour un guacamole : Vata peut ajouter du jus de citron frais et du sel de mer brut dans son guacamole et pourquoi pas l’épicé avec un peu de curcuma.

 

L’avocat pour Pitta

L’avocat est refroidissant, parfait pour un Pitta. Cependant, l’avocat est gras et n’oublions pas que Pitta est lui-même gras. Donc, une trop grande quantité d’avocats risquerait d’augmenter le Pitta (surtout s’il met de la sauce piquante dans son guacamole!!). L’avocat est lourd ce qui devrait contenter le feu de Pitta, mais à trop mettre d’huile sur le feu, on risque de l’augmenter.

Conseils pour un guacamole : Un guacamole avec beaucoup de coriandre fraîche, quelques gouttes de vinaigre de cidre de pommes présenté dans un bol bien coloré. 🙂

 

 

La curcumine sur les maladies cardiovasculaires

 

Un composé chimique présent naturellement dans la racine de curcuma semble améliorer la santé du cœur autant que l’aérobie modéré, selon un trio d’études menées par des chercheurs de l’Université de Tsukuba au Japon.

La racine de curcuma est un élément important en ayurvéda, et ce,  depuis des centaines d’années. Au cours des dernières décennies, des études scientifiques ont confirmé les propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes puissantes du trio de produits chimiques de curcuma appelés «curcuminoids», qui donnent à la racine sa couleur jaune-orangée.

Les trois nouvelles études ont comparé les effets de l’exercice et les effets de la curcumine sur la santé cardiaque et les femmes ménopausées pendant une période de huit semaines.

Les chercheurs ont proposé à 32 femmes de prendre soit un complément de curcumine, soit de s’engager dans la formation d’exercice aérobique modéré, ou de ne rien faire du tout. Les chercheurs ont mesuré à la fois au début et à la fin de l’étude la fonction endothéliale vasculaire des participantes, c’est-à-dire l’activité de la couche de cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins, qui est un indicateur clé de la santé cardiovasculaire en général. Ils ont constaté que la fonction endothéliale avait augmenté de façon significative dans les deux groupes actifs. Le plus surprenant, l’amélioration dans les deux groupes était identique.

Dans une autre étude, les chercheurs ont examiné les effets de l’exercice et de la curcumine sur le taux de dégénérescence du ventricule gauche du cœur liée à l’âge sur 45 participants. Les chercheurs ont de nouveau constaté que l’exercice et la curcumine produisent des augmentations significatives dans la santé cardiaque.

L’ingestion régulière de la curcumine pourrait être une mesure préventive contre les maladies cardiovasculaires chez les femmes ménopausées. Elle pourrait même être une alternative à l’exercice cardiovasculaire…

Notez que la curcumine est mieux absorbée via la racine de curcuma, plutôt que dans des suppléments.

Source :

http://www.naturalnews.com/040330_turmeric_heart_health_curcumin.html

Le ghee, le beurre clarifié

Le ghee s’obtient à partir de beurre. Il est considéré comme un aliment santé dans l’ayurvédique, la médecine indienne vieille de plus de 5000 ans. Le ghee constitue l’huile de cuisson préférée en Inde, et c’est un aliment de guérison dans la médecine ayurvédique. Bien qu’il est parfois confondu avec du beurre clarifié, le ghee a plus de bienfaits pour la santé. Il est bon pour tous les doshas et les aide même à les équilibrer.

Le problème avec le ghee c’est que quand on le trouve dans un magasin d’aliments de santé naturel, il est cher. Et vous avez vraiment peu de contrôle sur la qualité du produit acheté. Aussi, à cause des méthodes de productions inadmissibles et irrespectueuses que font subir les producteurs de lait aux animaux en Occident, il faut malheureusement réfléchir à deux fois avant de consommer tout produits laitiers ou quelconque produit issu des animaux (car consommer c’est encourager!)… Donc, dans un monde idéal, il faudrait récupérer du lait de la vache en liberté qui a terminé d’allaiter son veau et en faire du ghee.

Qu’est-ce que le ghee et comment puis-je faire?

Le ghee est la principale huile de cuisson dans la cuisine indienne. Bien qu’il est un dérivé de beurre, il ne contient pas de produits laitiers, a un point de combustion beaucoup plus élevée que les huiles de cuisson, c’est-à-dire supérieurs à 375 degrés Fahrenheit ou à 191 degrés centigrades. Le ghee peut être utilisé par les personnes intolérantes au lactose sans aucun problème.

La science occidentale moderne a découvert que le ghee contenait des antioxydants phénoliques, qui renforcent le système immunitaire. Traditionnellement dans l’Ayurveda, le ghee a été utilisé pour améliorer la digestion, améliorer la mémoire, promouvoir l’intelligence et lubrifier les tissus. Il est plus sain que le beurre pour une utilisation quotidienne, car il ne contient pas le cholestérol des produits laitiers et son contenu calorique est assez faible.

Selon le Dr Vasant Lad, auteur, conférencier et directeur de l’Albuquerque, le ghee soulage la fièvre, l’anémie, les troubles sanguins chroniques et est utile pour la désintoxication. Il  contribue à l’équilibre du tridosha. Le ghee favorise la cicatrisation des plaies et atténue l’ulcère gastro-duodénal et la colite. Il est bon pour les yeux, le nez et la peau.

Faire le ghee à la maison

Pour faire son propre ghee, l’utilisation du beurre au lait cru entier est idéale, mais il difficile à trouver sauf si vous avez une communauté amish ou Menonite qui fabriquent des produits laitiers au lait cru proche de chez vous. Googlez beurre cru ou sources de beurre cru peut vous amener vers quelques pistes. Sinon, optez pour un beurre issu de lait biologique.

Sur le marché nord-américain, il y a un étiquetage trompeur certifié par USDA Organic qui permet aux producteurs laitiers d’utiliser un pourcentage de lait contenant des hormones de croissance dans leurs produits laitiers. Faites un peu de recherche, ou parlez avec le personnel compétent du magasin d’aliments naturels pour déterminer quelles sont les marques de beurre qui sont vraiment biologiques

Pour faire votre ghee, vous avez besoin des ustensiles suivants :

  • une livre de beurre non salé biologique
  • une casserole
  • une mousseline pour filtrer le liquide
  • un pot à couvercle propre et stérile

Préparation

Mettre le beurre dans une poêle ou casserole à feu doux.

Lorsque le beurre fond complètement, continuer à chauffer à feu doux jusqu’à ébullition.

Continuer à chauffer en remuant de temps en en écumant. Soyez attentif. Les solides du lait vont devenir brun clair, et le liquide va devenir d’un or translucide tout en émettant un arôme de noisette parfumée. À ce stade, retirer du feu (après 20 minutes de cuisson environ).

Vous remarquerez :

1) Une couche supérieure de mousse qui est l’ébullition de l’eau

2) Une couche intermédiaire de liquide

3) et au fond, les matières solides du lait

Laissez-le beurre reposer pendant une courte période pour vous assurer que tous les solides du lait tombent vers le bas.

Éliminer l’écume de la surface du liquide. C’est une étape importante pour ne pas récupérer de l’eau dans votre ghee. L’eau va gâcher la préparation.

Ensuite, récupérez votre ghee qui repose à la surface. Pour cela, versez délicatement le liquide en surface dans la passoire. Le lait reste au fond. Passer une seconde fois la préparation dans la mousseline cette fois avant de la verser dans le pot hermétique.

Laisser reposer à température ambiante sans couvercle pour éviter la formation d’humidité à l’intérieur du couvercle et de contaminer le ghee. Ensuite, placer le couvercle. Vous pouvez réfrigérer le ghee ou le mettre sur une étagère.

Le ghee se conserve pendant un an, même sans réfrigération.

Lorsque vous utilisez votre ghee pour la cuisson ou pour beurrer, assurez-vous de le tenir loin des particules de nourriture, de miettes, ou d’eau. Ceux-ci peuvent contaminer et corrompre votre ghee.

Source :

http://www.naturalnews.com/027268_ghee_butter_health.html