En Ayurvéda, la dépression est d’abord reliée au dosha Vata. Puisque les éléments (mahabutas) du Vata sont l’Air (Vayu), associé principalement au mouvement, et l’Éther (Akasha) associé principalement à la création, ils se rejoignent pour prendre place dans le cerveau et tout le système nerveux.
Lorsqu’on pense, une matière invisible que l’on nomme Idée sortie de l’Éther s’agite sous la force de l’Air. Les pensées sont sous l’influence du Vata, tout comme l’activité neuronale. Le Pitta, lui, transforme ces idées sous la forme électrique qui repose sur des signaux électrochimiques qui permettent aux neurones de communiquer entre eux et avec d’autres types de cellules.
L’esprit, de nature invisible et caché dans l’Éther, est lui aussi lié à Vata.
Bien que la partie du système nerveux soit liée à Vata, les troubles de type Vatavyadhi ou maladies Vata ne sont pas uniquement causés par un déséquilibre du Vata. En effet, les deux autres humeurs biologiques peuvent entraîner des troubles Vata.
Les troubles de Pitta peuvent impliquer des déséquilibres au niveau du système nerveux causant de l’inflammation. La sclérose en plaques en est un exemple. Les troubles de Kapha, eux, peuvent obstruer les nerfs. Mais nous savons que la dépression n’est pas juste une question de déséquilibre de mouvement, d’inflammation ou d’obstruction.
La dépression vue par l’Ayurvéda
Il est naturel de ressentir une variété d’émotions et d’humeurs en réponse aux événements de la vie. Le deuil et la tristesse sont des réponses appropriées à un certain nombre d’événements et de conditions (décès, licenciement, rupture amoureuse, agression, accident, annonce de maladie, perte majeure de toute sorte…). Cependant, si la tristesse devient habituelle ou chronique, cela interfère avec notre capacité à vivre notre vie aussi pleinement que possible. On parlera alors de déséquilibre.
Les symptômes et les comportements associés à la dépression chronique sont la tristesse, la perte d’intérêt ou de plaisir, le repli sur soi, la faiblesse mentale et même physique, la perte d’appétit, les troubles du sommeil, l’impuissance, le manque de concentration, les palpitations cardiaques, les courbatures, les pensées suicidaires ou les tentatives de suicide, la perte de libido, les changements dans le cycle menstruel, l’abondance de pleures et même le sentiment persistant de culpabilité.
La dépression peut être endogène, lorsqu’aucune cause apparente n’est trouvée ; ou réactif, ce qui est dû à diverses causes externes. Les traitements conventionnels impliquent souvent des médicaments qui peuvent avoir divers effets secondaires.
Une approche plus naturelle nécessite plus d’efforts de la part de la personne déprimée. Avec l’aide d’un changement de régime alimentaire, de yoga et de changements apportés sur le style de vie, on peut progresser.
Il y a souvent plusieurs facteurs reliés à un état dépressif. Il y a aussi plusieurs formes de dépression. Mon but ici est de dresser 1. Lister les causes de la dépression et 2. Proposer des moyens pour faire face à ces causes.
Nous allons voir:
- Le dérèglement Vata
- Le Kapha et la constitution psychologique
- Le mode de vie
- Les troubles émotionnels
- Qu’en dit la science?
1 Le déréglement Vata
L’Ayurvéda nous dit que pour prévenir les troubles du système nerveux, il est toujours utile de garder le Vata sous contrôle et un esprit calme et tranquille. Nous savons que le Vata est mobile de nature, tout comme le sont des pensées qui s’agitent. En équilibrant le Vata, les chances d’être calme et de diminuer ses pensées sont élevées.
Actions à prendre:
En adoptant un régime anti-excès Vata : blé, riz basmati, pomme de terre, aubergine, lait, yogourt, kéfir, poulet, l’huile de sésame, miel, sirop d’érable, curcuma, graines de coriandre, asafoetida, lentilles corail, patate douce, carottes, courges.
Pour apaiser le Vata, il est important d’avoir des repas réguliers, chauds, humides, nutritifs et qui rassasient. Pour plus d’informations sur le régime anti-Vata ici.
Les soins du corps sont également essentiels pour apaiser le Vata. Le massage du corps complet à l’huile chaud/tiède (abhyanga) est un soin très relaxant complet. L’autre massage qui cible le système nerveux est le shirodhara. C’est un soin de la tête destiné uniquement au Vata qui consiste à un traitement à l’huile versé en filet sur la tête. Le shirobasti, qui est un soin ayurvédique légèrement similaire, profitera également à l’apaisement du système nerveux. Aussi, la méditation est un excellent moyen d’apprendre à maîtriser ses émotions et à vivre dans le présent, et non l’inquiétude du futur ou les remords du passé.
2. Le Kapha et la constitution psychologique
L’Ayurveda attribue la dépression à l’aggravation de Kapha et à une augmentation dans les qualités tamasiques et rajasiques de l’esprit. Ces deux derniers termes font référence aux trigunas.
Les trigunas s’apparentent à la constitution psychologique de chaque individu, mais aussi de chaque aliment. La prédominance des trigunas dans le corps définit la constitution psychologique. Les trigunas sont sattva, rajas et tamas. Lorsque l’on prend l’habitude de consommer des aliments sattvic, rajasic ou tamasic, notre psychologie change en fonction de ces aliments. Par exemple, si l’on mange des aliments à tendance sattvic, notre équilibre reviendra et nos émotions s’équilibreront aussi. Par contre, en faisant du régime Tamasic une habitude, cela rend malade et de fait de nous des êtres négatifs et fainéants.
On retrouve une description détaillée des trigunas dans le quatorzième chapitre de la Bhagavadgita via Krishna :
- Sattva est pur, sans impuretés, éclairant et exempte de maladie. Il lie l’âme par l’attachement au bonheur et à la connaissance. Lorsque Sattva prédomine dans l’esprit, une personne ressent la paix, le bonheur et un profond bien-être. Les qualités sattviques sont associées à des vertus telles que la bonté, la compassion et la sagesse. Un esprit sattvique est calme, clair et concentré, ce qui permet de prendre des décisions avec clarté et compréhension.
- Rajas est plein de passion et est né de la soif (ou désir intense) et de l’attachement. Il lie l’âme par l’attachement avec l’action. Si Rajas peut stimuler la créativité et la productivité, un excès de Rajas peut engendrer agitation, anxiété et hyperactivité mentale. Les personnes dont l’esprit est principalement Rajas peuvent se retrouver constamment en mouvement, à la poursuite d’objectifs et souvent insatisfaites malgré leurs réussites.
- Tamas, ce sont les ténèbres et la grossièreté de l’homme. C’est l’ignorance et la cause de l’illusion. Il lie l’âme par imprudence, paresse et sommeil. Lorsque Tamas domine, cela peut entraîner des sentiments de dépression, de confusion et un manque de motivation. Un esprit tamasique est souvent brouillé, ce qui rend difficile la réflexion claire et la prise de décisions.
Tamas et Rajas font partie des qualités nécessaires de la nature et de l’expérience humaine, cependant, lorsqu’elles sont inappropriées ou excessives, elles créent une disharmonie, par exemple, des troubles émotionnels et de la dépression.
Consommer une alimentation malsaine et un comportement inapproprié peuvent mener à la dépression. Lorsque la tranquillité de l’esprit est perturbée, les émotions, l’intellect, la mémoire, les désirs, les habitudes, l’activité psychomotrice et la conduite sont aussi perturbés.
Pour rétablir la tranquillité et l’équilibre, il faut augmenter Sattva, le cosmique principe qui sous-tend la pureté, la clarté, l’équilibre et l’harmonie, qui favorisent l’état naturel de l’esprit.
Action à prendre
Toutes les maladies psychologiques sont le résultat d’une altération de rajas et de tamas. Par conséquent, le but du traitement est d’augmenter la qualité de sattva de l’esprit. Lorsque l’esprit devient sattvique, il est calme, tranquille et paisible, et ce, même en cas de turbulence.
Le régime sattvique comprend des fruits frais comme la pomme grenade, la pomme, la banane, les oranges, les raisins, les céréales comme le riz basmati et le blé en petite quantité et les produits laitiers comme le lait cru et le ghee. Le babeurre frais, les légumes verts frais comme les épinards, les haricots verts, le moong dal sont de bons exemples de nourriture sattvique. Bien que le goût sucré doux soit sattvique, trop de goût sucré comme dans les chocolats et les sucreries, etc., augmente la qualité des tamas. Seuls les sucres naturels, doux et peu dominant sont sattvique.
L’autre partie du processus consiste à apaiser l’excès Kapha qui domine lors de la dépression. Bien qu’un régime anti-Kapha pourrait être utile, je préfère suggérer d’équilibrer le Kapha par l’activité physique et de focaliser sur une alimentation Sattvique.
Le Kapha, pris dans des pensées sombres, doit BOUGER! Faire du vélo, de la marche rapide, de la natation, n’importe quoi qui l’active. Le but, à ce stade, n’est pas d’aller chercher sur internet les meilleures activités pour Kapha, le but est de se bouger et vite. Il faut transpirer, aller à la salle de sport, se faire coacher, marcher s’il y a des douleurs aux genoux et du surpoids, faire des exercices à haute intensité à la maison via des exercices sur YouTube. Il y a tellement de vidéos pour ceux qui ont mal aux genoux, ceux qui n’ont pas d’espace, ceux qui ont mal au dos, des exercices assis… il y a même une fille qui a une chaîne entièrement dédiée aux exercices dans le lit.
Bref, AUCUNE excuse de ne pas bouger. Le dépressif doit sortir de sa stagnation mentale. Si Nick Vujicic, sans bras ni jambe, arrive à jouer au football et à nager, vous êtes capable d’aller faire le tout du pâté de maison ou de faire des exercises sur chaise.
3. Le mode de vie
Je ne prendrai pas trop de temps sur cette partie, qui pourtant est essentielle. Je ne veux pas donner de leçon à qui que ce soit. Mais je dois tout de même aborder le sujet du mode de vie car cela joue un grand rôle dans l’humeur de chacun.
Quand on aime sa vie, on n’est pas déprimé. Quand on est déprimé, c’est qu’il y a une ou plusieurs choses qui ne nous rendent pas heureux. Il est donc très important d’identifier d’abord ce qui nous dérange. Ensuite, je dirai naïvement d’effectuer les changements appropriés. Mais encore là, ce n’est pas toujours faisable. Bien sûr qu’aucune étape pour se sortir de la dépression n’est facile. Je dirai même que le but de la dépression, c’est de s’en sortir et d’en tirer les dures leçons apprises. Beaucoup d’anciens dépressifs le disent, et certains même remercient cette période de vie. Car c’est un des plus gros défis à surmonter dans une vie et quand on s’en sort, la vie change de tout au tout et pour le mieux.
Mais pour faire des mathématiques très simple:
- Pas heureux + rien ne change = continuer d’être malheureux
- Pas heureux + changer la situation = continuer d’être malheureux ou améliorer sa situation
Donc, si vous êtes dans une relation toxique, un job très drainant, une très mauvaise situation financière, en conflit avec des gens, ou alors fatigué de votre vie en général, sachez qu’il y a toujours des solutions et des gens dans le monde qui ont réussi à passer au travers cette même situation. Mais je sais, plus facile à dire qu’à faire.
La chose essentielle est de se faire aider mentalement via un thérapeute, un psychologue ou un psychiatre. Je dirai même qu’un bon coach de vie formé en psychologie saura accompagner une personne car beaucoup de dépressifs n’ont plus d’objectif de vie ou de raison de se lever le matin et se faire accompagner pour trouver notre mission de vie est un plus.
Mission de vie, à mon sens, veut simplement dire la raison qui nous motive pour se lever le matin. Ceci peut autant être : vivre de sa passion, donner de l’amour à ses proches, atteindre un objectif physique, apprendre une compétence qu’on a toujours voulu développer, devenir bon dans quelque chose, construire sa maison, trouver sa ou son partenaire idéal, voyager sur tous les continents, enseigner, etc. Mais juste réussir à être lumineux et joyeux est, selon moi, une mission de vie réussie!
Action à prendre:
Il est important de trouver la ou les raisons de la dépression. Il faut ensuite trouver nos motivations pour affronter cette sombre période en se faisant aider notamment.
4. Les troubles émotionnels
Les personnes de type Vata ont des pensées d’inquiétude et d’insécurité (stress). Les gens Pitta sont trop critiques, alors que les personnes Kapha ont tendance à être tristes et attachées à une seule pensée, ce qui mène à l’inertie mentale et à la perte de motivation. Pour cette raison, le Kapha est relié à la dépression puisqu’il s’agit d’un état d’abattement émotionnel.
Pour la régulation du processus de pensée, les personnes Vata devraient éviter une trop grande exposition aux médias sociaux et passer plus de temps dans la nature. Il faudrait enseigner aux gens Pitta de lâcher-prise et d’accepter les situations telles qu’elles sont afin de passer à travers les émotions de critique et de jugement. Les personnes Kapha, aux prises avec de la tristesse, devraient apprendre à apprécier ce qu’elles ont déjà et à devenir plus positif.
Il serait utile de lire un livre qui vous aidera à comprendre vos émotions. Je suggère Mind Over Mood: Change How You Feel by Changing the Way You Think, si vous lisez en anglais, ou Maîtrisez vos émotions: Guide pratique pour vaincre la négativité et mieux gérer vos émotions, de l’auteur francophone Thibaut Meurisse.
Action à prendre:
Les émotions négatives comme la peur, l’anxiété, la haine, la luxure, la jalousie, le chagrin et la tristesse réduisent le Sattva. Dans l’idéal, il faudrait libérer ces émotions puis apprendre à les remplacer par des émotions positives comme l’amour, la compassion, la dévotion, la foi, la paix, la joie et le pardon qui augmentent le Sattva.
5. Qu’en dit la science?
Consommation de Fast-Food
L’association entre la consommation de fast-food et les tentatives de suicide a été étudiée en tenant compte du sexe, de l’âge, de l’insécurité alimentaire (représentant le statut socio-économique), de la consommation d’alcool, du tabagisme, de l’activité physique, de l’obésité, de la consommation de boissons gazeuses et de la consommation de fruits et légumes. Sur les 32 pays inclus dans l’étude, une association positive entre la consommation de fast-food et les tentatives de suicide a été constatée dans 26 pays. La recherche a conclu que la consommation de fast-food est positivement associée aux tentatives de suicide chez les adolescents.
Enfin, comme l’ont montré de récentes méta-analyses d’essais contrôlés randomisés (ECR), une amélioration du régime alimentaire peut réduire les symptômes de la dépression dans la population générale1.
Fast food consumption and suicide attempts among adolescents aged 12–15 years from 32 countries, Journal of Affective Disorders, 2020.
Consommation d’aliments ultra-transformés
NOVA classe les aliments ultra-transformés pauvres en nutriments (UPF) dans le groupe 4, reflétant le degré de transformation le plus élevé et le plus grand écart par rapport aux aliments naturels. Les UPF contiennent peu, voire aucun ingrédient alimentaire complet. Au lieu de cela, les UPF ont été formulés industriellement pour maximiser la palatabilité (et donc la rentabilité) en combinant des quantités artificiellement élevées d’ingrédients gratifiants comme les huiles hydrogénées, les glucides raffinés (par exemple, la farine blanche, les sucres ajoutés), le sodium et d’autres additifs (par exemple, les exhausteurs de goût). Les catégories d’UPF comprennent les collations emballées (par exemple, les chips, les biscuits), les bonbons, les desserts glacés, le pain/les pâtes à base de farine blanche emballés, les céréales/barres de petit-déjeuner sucrées, les fast-foods (par exemple, la pizza, les frites) et les boissons avec sucres ajoutés (par exemple, les sodas, le thé sucré, les boissons pour sportifs).
La consommation d’aliments ultra-transformés pauvres en nutriments et riche en addictifs peut expliquer les observations selon lesquelles les personnes obèses et dépendantes à la nourriture adoptent des comportements alimentaires inadaptés plus fréquents et plus graves (par exemple, alimentation émotionnelle, alimentation incontrôlée) et un éventail de comorbidités, notamment des indicateurs cardiométaboliques plus faibles (par exemple, graisse viscérale plus élevée, contrôle glycémique plus faible), une prévalence et une gravité accrues des troubles physiques comorbides (par exemple, hypercholestérolémie, neuropathie) et psychologiques (par exemple, dépression, traumatisme) et une détresse psychologique plus élevée2.
Ultra-Processed Food Addiction: An Epidemic?, Department of Psychology, University of Michigan, 2022.
Addiction à la nourriture et comportement compulsif
Le stress, l’anxiété et l’humeur dépressive ont montré une forte comorbidité et le potentiel de déclencher des crises de comportement alimentaire de type addiction chez les humains. Les modèles animaux indiquent qu’un accès répété et intermittent à des aliments savoureux peut entraîner des signes émotionnels et somatiques de sevrage lorsque la nourriture n’est plus disponible, une tolérance et un affaiblissement des circuits de récompense du cerveau, une recherche compulsive d’aliments savoureux malgré des conséquences potentiellement aversives et une rechute dans la recherche d’aliments savoureux en réponse à des stimuli de type anxiogène. Les circuits neurologiques identifiés à ce jour dans le côté « sombre » de l’addiction alimentaire ressemblent qualitativement à ceux associés à la dépendance aux drogues et à l’alcool3.
The dark side of food addiction, Committee on the Neurobiology of Addictive Disorders, Physiol Behav. 2011
Conclusion
L’alimentation joue une très grande part dans la dépression. Autant le choix des aliments influence notre santé et notre esprit (Tamas et Rajas), autant l’addiction à la nourriture nous maintient dans un état dépressif. Rajas nous rend envieux et, par conséquent, agit sur notre désir de sur-manger ou de nous maintenir dans un cycle de nourriture sucrée et addictive. À ce niveau là, les aliments agissent comme tampon émotionnel.
- On mange car on est frustré
- On mange quand on est triste
- On mange pour se récompenser
- On mange car on s’ennui
- On mange car on est stressé
Ce cycle est très vicieux, car comme le prouve les études, cela active les circuits neurologiques de dépendance menant à une dépression à long terme. J’ai rarement vu des personnes avoir une fringale pour des batônnets de céleri lorsqu’elle veut se récompenser… Les chances d’aller vers des aliments à faible rendement nutritif (comme des pâtisseries, chocolat, frites, hamburger, biscuits…) sont grandes.
En résumé:
- Calmer le Vata (alimentation, massage)
- Identifier le motif de la dépression
- Augmenter les aliments Sattvic et arrêter les aliments Tamasic
- Traiter l’excès Kapha par de l’activité physique
- Se faire aider pour déterminer des objectifs de vie (voir un professionnel ou acheter des livres sur les émotions)
- Prendre des risques pour écarter les causes de la tristesse (apporter des changements dans sa vie).
Sources:
- Fast food consumption and suicide attempts among adolescents aged 12–15 years from 32 countries, Journal of Affective Disorders, 2020 ↩︎
- Ultra-Processed Food Addiction: An Epidemic?, Department of Psychology, University of Michigan, 2022. ↩︎
- The dark side of food addiction, Committee on the Neurobiology of Addictive Disorders, Physiol Behav. 2011 ↩︎