Psoriasis en Ayurvéda (Ekakushtha)

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique récurrente de la peau, caractérisée par des plaques rouges et sèches recouvertes de plaques grises argentées qui s’élargissent à la périphérie. Il peut survenir n’importe où sur le corps, mais le plus souvent, il apparaît sur les genoux, les coudes, l’occiput et le sacrum. Des démangeaisons sont présentes dans la plupart des cas et, à mesure que les plaques se détachent, la peau saigne. Bien que la cause ne soit pas toujours claire, elle est souvent due à des tendances héréditaires.

Définition ayurvédique du déséquilibre

L’ayurvéda considère le psoriasis (ekakushtha) comme une maladie difficile à soigner mais néanmoins curable. Dans la compréhension ayurvédique du psoriasis, la viciation de Vata, Kapha, Pitta et Rakta dhatus sont les principaux facteurs pathologiques contribuant à sa manifestation. L’aggravation de Vata est prédominante, accompagnée d’un pitta aggravé et d’une peau sanguine altérée. Les tissus lymphatiques et musculaires du corps sont également impliqués.

Symptômes

Plaques rouges, rondes ou ovales, recouvertes d’épaisses croûtes de peaux blanches qui desquament. Situées généralement sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu et les fesses. Ces plaques peuvent provoquer de l’inconfort, de la douleur et des démangeaisons parfois intenses.

  • Signes de présence du Vata : L’aggravation de Vata provoque beaucoup de formation de squames, avec de fortes démangeaisons et une peau très sèche.
  • Signe de présence de Pitta : L’aggravation de Pitta provoque de la fièvre, une rougeur de la peau et une sensation de brûlure.
  • Signe de présence de Kapha : L’aggravation du Kapha provoque des suintements accompagnés d’un écoulement aqueux ou léger et collant et de démangeaisons légères.

Type de régime à adopter : Régime anti-Pitta, sans gras et hypo-protidique.

Alimentation à adopter

Le régime sera riche en légumes verts et en fruits doux (pommes sucrées, poires, pêches, nectarines, melons, pastèques). En été, faire le plein de salade et d’herbes aromatiques.

L’avocat, les concombre, la banane, la noix de coco sont des aliments rafraîchissants qui conviennent.

Les céréales comme le riz, le quinoa, sont acceptées en quantité modérée. 

Boire des tisanes amères tels que le romarin, l’artichaut ou la racine de pissenlit afin d’aider le foie à nettoyer le sang.

Les aliments au rasa acide, salé et piquant sont à éviter, ainsi que les aliments chauffants. Les tomates, le citron, les vinaigres, le café, le thé, l’alcool et surtout le vin, sont strictement déconseillés.

Aucuns aliments piquants. L’ail, les oignons, le gingembre sont à éliminer de la diète.

Les aliments pro-inflammatoires tels que le lait et le gluten sont à proscrire le temps de soulager les symptômes. 

Aucunes viandes, volailles. Les crustacés tels que le homards et les crevettes sont aussi interdits.

L’alimentation sera faible en gras. La friture, les chips, les plats gras sont à éviter. Les beurres de noix également.

Les aliments vinaigrés et fermentés sont déconseillés.

Arthrite Rhumatismale en ayurvéda (Amaavata)

L’arthrite est une inflammation aiguë ou chronique accompagné d’une dégénérescence des articulations. L’arthrite aiguë peut résulter d’un traumatisme, d’infections, de la goutte ou de l’hémophilie. L’arthrite chronique est généralement due au vieillissement, à des troubles immunologiques, à des carences nutritionnelles ou à une mauvaise alimentation. Les symptômes de l’arthrite comprennent des douleurs allant de légères à sévères, des gonflements, des raideurs et des rougeurs.

Définition ayurvédique du déséquilibre

L’arthrite est une accumulation de Vata et d’Ama au niveau des articulations. L’arthrite rhumatismale est appelée Amaavata, en raison d’Ama qui survient lorsque le Vata est aggravé. Un agni faible produit des toxines dans le tube digestif, qui circulent ensuite du cœur (hridaya) et des vaisseaux sanguins dans tout le corps, provoquant des troubles du cœur et des articulations. L’arthrite rhumatismale commence dans l’estomac et se poursuit dans les articulations et le cœur.

Symptômes

Le principal symptôme de cette maladie est une douleur dans les grosses articulations. L’inflammation et la douleur migrent d’articulations en articulations. Lorsque le cœur (hridaya) est impliqué, la valve mitrale est habituellement affectée et ne ferme pas correctement. Le sang ne coule donc pas bien dans le cœur. Lorsqu’Ama est présent dans le système digestif, il ne faut pas faire d’exercice excessif, car il peut se répandre dans tout le corps et causer cette maladie

  • Symptômes Vata : Douleur aux articulation. Bruit lorsque l’articulation est pliée. Déformation progressive de l’articulation. Difficulté à la plier.
  • Symptômes Pitta : Inflammation des articulations. Sensation de chaleur et température plus élevée des régions visées.
  • Symptômes Kapha : Épanchement des articulations. Les jointures gonflent.

Type de régime à adopter : Régime d’élimination d’Ama, régime anti-Vata, régime hypoglucidique.

Alimentation à adopter

Phase 1 (phase aiguë): Pour détruire Ama pendant la phase aiguë, jeûnez pendant un à trois jours avec de l’eau tiède.

Phase 2 (phase aiguë): Ne mangez que de la soupe aux légumes tiède (carottes, céleri, navet, patate douce, chou vert) et ne buvez que de l’eau tiède ou des tisanes. Prenez également 1 cuillère à café d’huile d’amandes avec du thé à l’ail (faites mijoter 5 gousses d’ail dans 1 tasse d’eau) au coucher, jusqu’à la fin de la phase aiguë.

Phase 3 : Respecter les aliments à éviter. Aussi, l’alimentation devra être la plus digeste possible et la plus légère possible. Pour cela, la cuisson à basse température est recommandée (110°C), mais il faudra également veiller à prendre des petites portions de nourriture (laissez de l’espace dans l’estomac après chaque repas).  Agni doit être maintenu en équilibre. La soupe de riz, poulet et légumes verts cuite à basse température est conseillée. Buvez 1 tasse de jus de bouillon d’os d’agneau chaque jour, puis ajoutez 1 c. à thé de ghee au repas du soir. 

Les aliments qui augmentent vivement le Vata et le Kapha, tels que le lait, le fromage, la banane, les boissons froides, le concombre, les tomates, le café, l’alcool sont à éviter absolument. 

Il est important de diminuer sa consommation de céréales (pain, pâtes). Parfois, le gluten augmente les douleurs articulaires. Les aliments frits ainsi que les combinaisons alimentaires complexes doivent être évités.

Le cannabis médicinal

Le cannabis (Cannabis sativa L.) est cette belle plante à 7 ou 9 extrémités consommée dans de nombreux endroits dans le monde. En Occident actuel, beaucoup l’utilise pour son action décontractante et euphorisante, mais cette plante ne devrait être utilisée que pour son action thérapeutique. Depuis 2011, de nombreux pays autorisent l’usage du cannabis thérapeutique afin de traiter certaines maladies. En réalité, le cannabis médical est utilisé depuis plusieurs centaines d’années et dans plusieurs cultures à des fins thérapeutiques.

En Europe, le cannabis médical était utilisé à la fin du XIXe siècle pour traiter la douleur, les spasmes, l’asthme, les troubles du sommeil, la dépression et la perte d’appétit. Au début du XXe siècle, la thérapie avec le cannabis médical a été presque éliminée à cause de l’incompréhension des chercheurs à trouver la forme thérapeutique active de la plante. C’est en 1964 que la THC (delta-9-tetrahydrocannabinol) a été trouvée et qu’on a recommencé à parler de cannabis médical.

Le cannabis médical chez les anciens

Un des textes sacrés hindouiste (l’Atharva-Véda) mentionne le cannabis comme l’une des «cinq plantes sacrées». Le cannabis est consommé en boisson en Inde et Népal ou est fumé. On le consomme lors des fêtes religieuses et est offert à Shiva en offrande. Pendant le festival indien et népalais de Holî, les gens consomment le bhang qui contient des fleurs de cannabis. Dans certaines régions d’Afrique, le cannabis est fumé dans des pipes faites dans des courges. Le cannabis médical est utilisé pour la douleur associée aux hémorroïdes, comme antiseptique, pour traiter les troubles nerveux, le choléra, la ménorragie, les rhumatismes, le rhume des foins, l’asthme, les maladies de la peau, et le travail prolongé pendant l’accouchement. Il y a même des cultes du chanvre dans certaines régions. Les peuples d’Asie centrale utilisaient le cannabis il y a 2 500 ans sous forme de bains de vapeur notamment. Enfin, le mouvement Rastafari utilise le cannabis comme une partie de leur culte et comme aide à la méditation.

Utilisation médicale

En phytothérapie, le cannabis est un analgésique, antiémétique, antidépresseur (dans certaines mesures), neuroprotecteur, anti-inflammatoire et antiseptique.

Le cannabis médical est essentiellement prescrit pour la douleur chronique liée notamment aux maux de tête, aux cancers, aux glaucomes ou aux douleurs nerveuses. Mais les médecins prescrivent aussi le cannabis médical dans les cas de:

  • spasmes musculaires
  • nausées issues de la chimiothérapie
  • perte d’appétit à la suite d’une maladie chronique
  • trouble convulsif
  • syndrome Gilles de la Tourette
  • maladie de Crohn

L’utilisation du cannabis au niveau médical est multiple. On peut tant le fumer, le vaporiser, le manger en biscuit ou le prendre en extrait liquide. Bien que le cannabis soit une plante exceptionnelle pour ses vertus, elle a tout de même des effets secondaires, que sont l’euphorie, la paranoïa, les étourdissements, la tachycardie, l’hypotension, la diminution de la mémoire, la somnolence, la sensation de faim, les attaques de panique, l’anxiété et la psychose.

Le cannabis médical est vendu sous forme de médicament oral sous les noms de dronabinol et nabiximol. Ces médicaments traitent les nausées dans le traitement de chimiothérapie, mais aussi le manque d’appétit auprès des personnes atteintes de VIH. Les patients qui obtiennent une ordonnance pour du cannabis médical ont le choix de l’acheter fraîchement cueilli et de l’utiliser comme ils veulent.

Action

Le cannabis agit sur les récepteurs cannabinoïdes du cerveau présents naturellement un peu partout dans le cerveau. Lorsque vous consommez du cannabis et que vous développez une sensation d’euphorie et de relaxation, c’est que les récepteurs cannabinoïdes sont activés. L’anandamide, une molécule endogène, se lie à ces récepteurs. Cette dernière participe à la régulation de l’humeur, de la mémoire, de l’appétit, de la douleur, de la cognition et des émotions. Lorsqu’on fume un joint de cannabis, le THC (Delta-9-tetrahydrocannabinol) agit sur ces fonctions qui s’activent. Le THC commence par se fixer sur le récepteur cannabinoïde de l’anandamide. Ce récepteur modifie alors l’activité de plusieurs enzymes intracellulaires qui diminuera la quantité de neurotransmetteurs (d’où la perte de mémoire, la diminution des réflexes, l’activité des organes des sens qui diminue, etc.). Comme pour les autres drogues, le cannabis augmentera libération de la dopamine, notamment responsable de la motricité, l’attention, la motivation, l’apprentissage et la mémorisation.

Bon ou pas bon?

Il y a un débat sur le fait de consommer le cannabis sur du long terme ou non à cause des effets prouvés sur la concentration et la mémoire. On voit énormément chez les grands fumeurs de cannabis, les troubles cognitifs cités plus haut dans les effets secondaires.

Prendre du cannabis pour les pathologies désignées plus haut? Oui! Eh oui au cannabis médical! Sans encourager la consommation “illégale” de cannabis, je conseille à ceux qui en consomment par leurs propres moyens et à des fins thérapeutiques de voir avec un professionnel de la santé quelles sont les contre-indications; car il y en a!

Prendre du cannabis pour “être défoncé” et échapper à sa vie? Non! Pour avoir consommé du cannabis de longues années dans ce but il y a longtemps de ça, je peux dire que cela n’est pas une bonne idée! On ne veut pas voir les effets secondaires, mais le cerveau qui marche au ralenti, la paranoïa, l’anxiété, et parfois la colère de ne pas fumer son joint au moment désiré sont des raisons parmi plusieurs d’éviter la consommation de cannabis pour “s’amuser ou se faire du bien”. [En passant, il est possible de retrouver le même état grâce à certains types de respiration et même à des points d’acupression!]

Selon l’ayurvéda, le cannabis doit être utilisé en traitement de court ou moyen terme (voire occasionnel) comme plante médicinale pour ses actions thérapeutiques principales, lesquelles sont antispasmodiques, antidouleur, antitumoral et bronchodilatateur. Exemple du sujet idéal: Une personne diagnostiquée avec des métastase souffrant de douleur chronique et de Parkinson.

L’ayurvéda n’encourage aucunement de consommer toute plante médicinale de manière récréative et encore moins pour extraire ses actions sédatives à titre de loisir. L’action sédative de la plante s’adresse à certaines pathologies Vata, mais en aucun cas à qui veut s’amuser.

Sources

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_m/i_03_m_par/i_03_m_par_cannabis.html
http://www.webmd.com/pain-management/features/medical-marijuana-uses
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3442177/
http://www.businessinsider.com/health-benefits-of-medical-marijuana-2014-4?op=1

La curcumine sur les maladies cardiovasculaires

 

Un composé chimique présent naturellement dans la racine de curcuma semble améliorer la santé du cœur autant que l’aérobie modéré, selon un trio d’études menées par des chercheurs de l’Université de Tsukuba au Japon.

La racine de curcuma est un élément important en ayurvéda, et ce,  depuis des centaines d’années. Au cours des dernières décennies, des études scientifiques ont confirmé les propriétés anti-inflammatoires et anti-oxydantes puissantes du trio de produits chimiques de curcuma appelés «curcuminoids», qui donnent à la racine sa couleur jaune-orangée.

Les trois nouvelles études ont comparé les effets de l’exercice et les effets de la curcumine sur la santé cardiaque et les femmes ménopausées pendant une période de huit semaines.

Les chercheurs ont proposé à 32 femmes de prendre soit un complément de curcumine, soit de s’engager dans la formation d’exercice aérobique modéré, ou de ne rien faire du tout. Les chercheurs ont mesuré à la fois au début et à la fin de l’étude la fonction endothéliale vasculaire des participantes, c’est-à-dire l’activité de la couche de cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins, qui est un indicateur clé de la santé cardiovasculaire en général. Ils ont constaté que la fonction endothéliale avait augmenté de façon significative dans les deux groupes actifs. Le plus surprenant, l’amélioration dans les deux groupes était identique.

Dans une autre étude, les chercheurs ont examiné les effets de l’exercice et de la curcumine sur le taux de dégénérescence du ventricule gauche du cœur liée à l’âge sur 45 participants. Les chercheurs ont de nouveau constaté que l’exercice et la curcumine produisent des augmentations significatives dans la santé cardiaque.

L’ingestion régulière de la curcumine pourrait être une mesure préventive contre les maladies cardiovasculaires chez les femmes ménopausées. Elle pourrait même être une alternative à l’exercice cardiovasculaire…

Notez que la curcumine est mieux absorbée via la racine de curcuma, plutôt que dans des suppléments.

Source :

http://www.naturalnews.com/040330_turmeric_heart_health_curcumin.html