Le millepertuis contre la dépression

La dépression est un trouble médical qui peut toucher n’importe qui, à n’importe quel moment. Elle est accompagnée de nombreux symptômes émotionnels, cognitifs, physiques et comportementaux. Elle se manifeste, entre autres, par de la tristesse, un sentiment d’inutilité, des difficultés à prendre des décisions, de la fatigue, un manqué d’énergie. Les personnes dépressives ont un déficit ou un déséquilibre de certains neurotransmetteurs comme la sérotonine. Ce déficit perturbe la communication entre les cellules nerveuses du cerveau. De nombreuses études ont montrées que les personnes dépressives ont généralement plus de carences en vitamines que les personnes qui ne sont pas en dépression. De nombreux individus sont en carences sans le savoir, puisque les symptômes de carence physiques (anémie, palpitations cardiaques, stérilité, nécrose du foie, décalcification…) mettent parfois plusieurs années avant de de déclarer.

Le millepertuis, Hypericum perforatum, fait partie de la famille des hypéricacées ou clusiacées. La principale substance active du millepertuis serait l’hyperforine. Elle serait d’ailleurs aussi responsable de la plupart des interactions du millepertuis avec de nombreux médicaments.

Le millepertuis est un puissant antidépresseur naturel contre la dépression légère à modérée. Il soulage partiellement ou totalement les symptômes. Il est même efficace contre la dépression hivernale ayant des effets comparables à la photothérapie. Les personnes qui vivent une « mauvaise période » pourraient elles aussi en prendre. On observe les effets de la plante au bout de trois semaines. Les données sur l’efficacité des extraits standardisés de millepertuis sont convaincantes. Plusieurs méta-analyses ont conclu que l’extrait de millepertuis est plus efficace qu’un placebo et qu’il l’est autant que les antidépresseurs de synthèse. Les antidépresseurs auxquels on a comparé le millepertuis comprennent aussi bien ceux du type fluoxétine (Prozac®) que le citalopram (Celexa®). Le millepertuis s’est également révélé efficace et sans danger à long terme pour prévenir une rechute. Il faut prévoir 4 semaines avant que les effets se manifestent pleinement.

Le millepertuis serait aussi efficace chez les patients souffrant de troubles psychosomatiques. À raison de 300 mg 2 fois par jour pendant 6 semaines, l’extrait de millepertuis a été plus efficace qu’un placebo pour soulager les symptômes de la maladie. Le millepertuis s’est aussi montré efficace contre la dépression atypique.La dépression atypique se caractérise notamment par des sauts d’humeur, une consommation excessive d’aliments sur une courte période et une somnolence durant la journée. D’autres plantes telles que la verveine, camomille, valériane, verveine et passiflore sous forme d’infusion peuvent aider à calmer les états dépressifs et certains troubles psychosomatiques.

Manger les mauvaises herbes

On les appellent les mauvaises herbes du potager, mais nous devrions plutôt parler d’herbes nutritives ou d’herbes médicinales. Les herbes sauvages ou mauvaises herbes sont les ennemis de propriétaires de potagers. Et pourtant! Mère nature ne fait rien au hasard. En plus d’apporter des minéraux aux autres plantes, les herbes sauvages sont quasi toutes savoureusement comestibles et parfois même bien plus nutritives qu’une botte d’épinards que l’on achète à l’épicerie!

Que faut-il faire de ces herbes? Si elles vous gênent, car vous voulez que votre potager soit “aseptisé” de mauvaises herbes ou si vous pensez que leur travail de minéralisation avec les autres plantes est terminé, alors oui, arrachez-les et passez-les en salade, potages, smoothies ou jus!

 

Galinsoga (Galinsoga ciliata)

Galinsoga (Galinsoga ciliata)

Bien que ses feuilles présentent quelques poils en surface, le galinsoga est une de ces “mauvaises herbes” énormément nutritives et riches en minéraux. Contrairement à de nombreuses herbes sauvages, le galinsoga n’est pas amer en bouche. Cette plante aime aider les plants de tomates à se développer mais est aussi l’ami des curcubitacés.

À cause de sa texture plutôt “molle”, les feuilles de galinsoga seront plus intéressantes à manger en smoothies et en soupe plutôt qu’en salade. Dans la cuisine est asiatique, le galinsoga est préparé en soupe.

 

Recette de smoothie aux feuilles de galinsoga
  • 1 tasse de feuilles de galinsoga lavées
  • 1/2 avocat
  • 1 citron pressé
  • 1 datte Medjol dénoyautée
  • 1 tasse d’eau

 

Valeur nutritive pour 100g de feuilles de Galinsoga :
  • 4g eau
  • 2g protéine
  • 1.g fibre
  • 284 mg calcium
  • 60 mg magnésium
  • 58 mg potassium
  • 3 mg fer
  • 3. mg zinc
  • 4 mg carotène
  • 7 mg vitamine C
  • 08 mg thiamine
  • 21 mg riboflavine
  • 21 mg niacine

Guna du galinsoga : Astringent

 

Oxalis corniculé (Oxalis corniculata)

Oxalis corniculé (Oxalis corniculata)

Oxalis corniculé (Oxalis corniculata) est une petite plante rampante qui donne des fleurs jaune or.

Les fleurs d’oxalis corniculé peuvent être consommées en salade et crues. Certains en font de la limonade à la suite d’une macération. Les feuilles contiennent des oxalates ce qui fait qu’il ne faut pas les consommer en grande quantité.

Valeur nutritive
  • 2,3 % protéine
  • 150 mg calcium
  • 78 mg phosphore
  • 8 mg fer
  • 0,6 mg niacine
  • 78 mg vitamine C

Propriétés médicinales

  • Les feuilles broyées soulagent les morsures d’insectes
  • En phytothérapie, l’oxalis corniculé est utilisé comme diurétique et stomachique.

 

Pourpier (Portulaca oleracea)

Pourpier (Portulaca oleracea)

Le pourpier (Portulaca oleracea) est une plante rampante qui pousse très facilement dans le potager ou sur les bords d’une terrasse. Plante médicinale et plante gustative, le pourpier n’est pas assez reconnu pour ses nombreuses vertus. Si le pourpier pousse dans votre potager, c’est que votre sol est carencé en calcium.

Le pourpier est très consommé en Grèce. Il a un léger goût acidulé. Les feuilles sont mangées crues ou cuites.

Recette de salade de pourpier
  • 2 tomates coupées en dés
  • 1/2 tasse d’olives noires
  • 1/2 tasse de tomates séchées coupées en dés
  • 1/2 tasse de feuilles de pourpier
  • 2 c. à thé de graines de chanvre

Mélangez tous les ingrédients ensemble. Ajoutez un filet d’huile d’olive.

Valeur nutritive pour 100 g de feuilles de pourpier
  • 1,3 g protéines
  • 0,9 g fibres
  • 494 mg potassium
  • 45 mg sodium
  • 68 mg magnésium
  • 0,11 mg cuivre
  • 44 mg phosphore
  • 1,99 mg fer
  • 65 mg calcium
  • 21 mg vitamine c–
Propriétés médicinales
  • Plante laxative (en grande quantité), elle améliore le transit intestinal
  • La pâte de feuilles de pourpier mélangée à de l’huile d’amande douce soigne les entorses
  • Le jus de feuilles de pourpier a une action hypotenseur
  • La tisane de feuilles de pourpier est diurétique et apaisante

 

Chou gras (Chenopodium album)

Chou gras (Chenopodium album)

Le chou gras, ou chénopode blanc est une plante de la famille des amaranthaceae. Elle aime pousser sur les terrains labourés et donc dans les potagers! Sa taille peut atteindre les 6 pieds de haut.

Les feuilles du chou gras se consomment crues ou cuites. On les prépare comme des épinards. Cependant, à cause de la saponaire qu’elle contient, on aura tendance à la manger cuite, car ses feuilles sont plutôt molles. Tout comme les épinards, le chou gras contient des oxalates (des oxydants qui fabriquent des radicaux libres). Il faut donc le consommer en accompagnement et de temps en temps. Le chou gras est très riche en fer et en protéines.

Recette de poêlée de chou gras et chanterelles
  • 1, 5 tasse de chanterelles
  • 1, 5 tasse de feuille de chou gras
  • 3 c. à soupe de pignon de pin légèrement grillés
  • 2 pincées de sel d’Himalaya

Dans une poêle, faites revenir dans un peu de matière grasse les chanterelles lavées et épongées. Ajoutez les feuilles chou-gras lavées. Mélangez le tout à feu moyen pendant 30 secondes. Arrêtez le feu. Ajoutez les pignons de pain. Ajoutez le sel.

Valeur nutritive pour 100 g de feuilles de chou gras
  • 24 g de protéines
  • 15 g de fibres
  • 2300 mg calcium
  • 500 mg de phosphore
  • 25 mg de fer
  • 0 mg magnésium
  • 0 mg sodium
  • 0 mg potassium
  • 0 mg zinc
  • 31583 mg vitamine A
  • 67 mg thiamine
  • 58 mg riboflavine
  • 5 mg niacine
  • 0 mg pyridoxine
  • 0 mg vitamine C

Propriétés médicinale du chénopode

  • Rafraîchissante
  • Les feuilles broyées pourraient soulager des piqures de moustiques

 

 

Sources des valeurs nutritives :

http://www.eattheweeds.com/

http://www.permacultureproject.com/plant-of-the-month-chenopodium-album-lambsquarters/

Cure antiparasites

Notre corps héberge et nourrit des petits êtres qui, au lieu de nous remercier, nuisent à notre santé. On en abriterait des douzaines. Ce sont les parasites.

Qu’est-ce qu’un parasite ?

Un parasite est un organisme qui vit et se nourrit d’un autre organisme . Quand je parle de parasites intestinaux, je fais référence à de minuscules organismes, généralement des vers, qui se nourrissent de ce que vous mangez. Les teignes, les ténias, les oxyures, les trochures, les ankylostomes sont des parasites.

Les parasites ont différentes formes et tailles et amènent différents problèmes de santé. Certains consomment votre nourriture et vous empêchent de prendre du poids. D’autres se nourrissent de vos globules rouges, provoquant une anémie. Certains pondent des œufs qui peuvent causer des démangeaisons, de l’irritabilité et même de l’insomnie. Si vous avez essayé d’innombrables approches pour guérir votre intestin et soulager vos symptômes, sans succès, un parasite pourrait être la cause sous-jacente de la plupart de vos symptômes inexpliqués et non résolus.

Comment obtenez-vous des parasites ?

Il y a un certain nombre de façons de contracter un parasite. Ils peuvent entrer dans votre corps par les aliments et l’eau contaminés :

– La viande insuffisamment cuite– L’eau contaminée provenant de lacs, étangs, ruisseaux– Les fruits et légumes impurs ou contaminés – Le contact avec les animaux

Une fois qu’une personne est infectée par un parasite, il est très facile de le transmettre. Si vous avez un parasite et ne lavez pas vos mains après avoir utilisé les toilettes, vous pouvez facilement laisser des œufs microscopiques parasites sur tout ce que vous touchez : la poignée de porte, la salière, le téléphone, ou même quelqu’un que vous touchez. Le lavage des mains est donc une solution majeure pour éviter la contamination parasitaire et la transmission.

10 signes qui montrent que vous pourriez avoir un parasite
  •    Vous êtes constipé sans raison, avez la diarrhée, des gaz
  •    Vous voyagez à l’étranger et avez eu la diarrhée du voyageur à l’étranger
  •    Vous avez une histoire d’intoxication alimentaire et votre digestion n’a pas été la même depuis
  •    Vous avez de la difficulté à vous endormir, ou vous vous réveillez plusieurs fois pendant la nuit
  •    Vous développez des irritations de la peau ou des éruptions cutanées inexpliquées : les ruches, la rosacée ou d’eczéma
  •    Vous grincez des dents pendant votre sommeil
  •    Vous avez des douleurs dans les muscles ou les articulations
  •    Vous ressentez de la fatigue, de l’épuisement, de la dépression
  •    Vous ne vous sentez jamais satisfait ou plein après vos repas
  •    Vous avez été diagnostiqué avec une anémie ferriprive.

Les maux cités plus haut peuvent être causés par les toxines que libèrent les parasites dans le sang. Ces toxines provoquent souvent de l’anxiété, qui peut se manifester de différentes façons. Lorsque ces toxines interagissent avec vos neurotransmetteurs ou globules, ils peuvent provoquer des sauts d’ humeur ou des irritations de la peau.

Savoir si on des parasites

La méthode habituelle consiste à prélever plusieurs échantillons de selles que l’on envoie en laboratoire.  Les tests de selles classiques peuvent identifier les parasites ou les œufs du parasite dans les selles. Cela dit, l’une des bonnes façons qui permettent de savoir si on en a, c’est de débuter le traitement aux herbes. Vous remarquerez vite si vous avez des parasites ou non en regardant dans la cuvette de vos toilettes!

Avant de commencer un supplément à base de plantes anti- parasite, je vous recommande de consulter votre thérapeute. Le déprendre vos enzymes hépatiques vérifier si vous avez des antécédents de maladie du foie, consommation excessive d’alcool ou des antécédents d’ élévation des enzymes hépatiques .

La cure antiparasites

Fonction des trois herbes

Pour anéantir tous ces petits amis, il suffit de faire une cure de 3 semaines à base de plantes que sont le brou de noix, l’absinthe et le clou de girofle. Ce mélange d’herbes doit êtres respecté. C’est-à-dire qu’on ne doit pas substituer une autre herbe ou même en supprimer une. Tout doit être pris ensemble et en même temps. Le brou de noix et l’absinthe tuent les parasites. Le clou de girofle tue les oeufs.

Si vous souhaitez faire votre mélange vous-même :

Brou de noix : Utilisez la teinture de l’enveloppe verte de la noix du noyer noir. Notez que la préparation doit être extraite avec de l’alcool et non de l’eau.N’utilisez pas la teinture faite à partir de l’enveloppe noire du noyer.

Absinthe : Utiliser les feuilles de la plante d’Artemisia (et pas l’alcool!).

Clou de girofle : achetez des clous de girofle entiers (non irradiés) et résidez-les en poudre. N’achetez pas de clou de girofle en poudre, car les propriétés sont souvent perdues.

La méthode conseille d’utiliser de l’ornithine et de l’arginine (acides aminés) pour réduire l’ammoniaque. Les bactéries produisent beaucoup d’ammoniaque dans le corps. Ces deux acides aminés lutteront contre. L’ornithine se prend au coucher, l’arginine se prend le matin, car il fournit de l’énergie. Personnellement, je n’en utilise pas.

Instructions pour la cure antiparasitaire

  • Prenez le mélange d’herbes à jeun de 10 à 30 minutes avant un repas.
  • Dose quotidienne à prendre durant 3 semaines : 2 c. à thé (10 ml) de teinture diluée dans 1/2 verre d’eau (ou 2 capsules de noyer noir séché à froid); 7 capsules d’absinthe;5 capsules de clou de girofle
  • Aller au moins une fois par jour aux toilettes durant cette cure. C’est très important d’évacuer chaque jour.
  • Après votre cure de 3 semaines, prenez les mêmes quantités d’antiparasites une journée par semaine afin d’entretenir vos intestins. Ainsi, votre système immunitaire sera plus fort et vous serez prêt pour débuter une cure du foie.

J’utilise la formule antiparasite d’Inno-Vite intitulée Complexe noyer noir. Elle contient les trois plantes, mais aussi du reishi et de l’écorce de pau d’arco et fait largement le travail.

Si vous pensez que vous pourriez avoir un parasite , je vous encourage à trouver un thérapeute afin qu’ils puissent commander un test de selles complet pour vous. La cure antiparasites ne comporte aucun risque. Cependant, le traitement est déconseillé si vous avez des troubles hépatiques, de vésicules biliaires ou encore intestinaux. Demandez à votre médecin traitement si cette cure vous conviendra avant de la commencer.

Sources :The Cure for All Diseases du docteur Hulda ClarkInno-Vitehttp://www.mindbodygreen.com/

Le cannabis médicinal

Le cannabis (Cannabis sativa L.) est cette belle plante à 7 ou 9 extrémités consommée dans de nombreux endroits dans le monde. En Occident actuel, beaucoup l’utilise pour son action décontractante et euphorisante, mais cette plante ne devrait être utilisée que pour son action thérapeutique. Depuis 2011, de nombreux pays autorisent l’usage du cannabis thérapeutique afin de traiter certaines maladies. En réalité, le cannabis médical est utilisé depuis plusieurs centaines d’années et dans plusieurs cultures à des fins thérapeutiques.

En Europe, le cannabis médical était utilisé à la fin du XIXe siècle pour traiter la douleur, les spasmes, l’asthme, les troubles du sommeil, la dépression et la perte d’appétit. Au début du XXe siècle, la thérapie avec le cannabis médical a été presque éliminée à cause de l’incompréhension des chercheurs à trouver la forme thérapeutique active de la plante. C’est en 1964 que la THC (delta-9-tetrahydrocannabinol) a été trouvée et qu’on a recommencé à parler de cannabis médical.

Le cannabis médical chez les anciens

Un des textes sacrés hindouiste (l’Atharva-Véda) mentionne le cannabis comme l’une des «cinq plantes sacrées». Le cannabis est consommé en boisson en Inde et Népal ou est fumé. On le consomme lors des fêtes religieuses et est offert à Shiva en offrande. Pendant le festival indien et népalais de Holî, les gens consomment le bhang qui contient des fleurs de cannabis. Dans certaines régions d’Afrique, le cannabis est fumé dans des pipes faites dans des courges. Le cannabis médical est utilisé pour la douleur associée aux hémorroïdes, comme antiseptique, pour traiter les troubles nerveux, le choléra, la ménorragie, les rhumatismes, le rhume des foins, l’asthme, les maladies de la peau, et le travail prolongé pendant l’accouchement. Il y a même des cultes du chanvre dans certaines régions. Les peuples d’Asie centrale utilisaient le cannabis il y a 2 500 ans sous forme de bains de vapeur notamment. Enfin, le mouvement Rastafari utilise le cannabis comme une partie de leur culte et comme aide à la méditation.

Utilisation médicale

En phytothérapie, le cannabis est un analgésique, antiémétique, antidépresseur (dans certaines mesures), neuroprotecteur, anti-inflammatoire et antiseptique.

Le cannabis médical est essentiellement prescrit pour la douleur chronique liée notamment aux maux de tête, aux cancers, aux glaucomes ou aux douleurs nerveuses. Mais les médecins prescrivent aussi le cannabis médical dans les cas de:

  • spasmes musculaires
  • nausées issues de la chimiothérapie
  • perte d’appétit à la suite d’une maladie chronique
  • trouble convulsif
  • syndrome Gilles de la Tourette
  • maladie de Crohn

L’utilisation du cannabis au niveau médical est multiple. On peut tant le fumer, le vaporiser, le manger en biscuit ou le prendre en extrait liquide. Bien que le cannabis soit une plante exceptionnelle pour ses vertus, elle a tout de même des effets secondaires, que sont l’euphorie, la paranoïa, les étourdissements, la tachycardie, l’hypotension, la diminution de la mémoire, la somnolence, la sensation de faim, les attaques de panique, l’anxiété et la psychose.

Le cannabis médical est vendu sous forme de médicament oral sous les noms de dronabinol et nabiximol. Ces médicaments traitent les nausées dans le traitement de chimiothérapie, mais aussi le manque d’appétit auprès des personnes atteintes de VIH. Les patients qui obtiennent une ordonnance pour du cannabis médical ont le choix de l’acheter fraîchement cueilli et de l’utiliser comme ils veulent.

Action

Le cannabis agit sur les récepteurs cannabinoïdes du cerveau présents naturellement un peu partout dans le cerveau. Lorsque vous consommez du cannabis et que vous développez une sensation d’euphorie et de relaxation, c’est que les récepteurs cannabinoïdes sont activés. L’anandamide, une molécule endogène, se lie à ces récepteurs. Cette dernière participe à la régulation de l’humeur, de la mémoire, de l’appétit, de la douleur, de la cognition et des émotions. Lorsqu’on fume un joint de cannabis, le THC (Delta-9-tetrahydrocannabinol) agit sur ces fonctions qui s’activent. Le THC commence par se fixer sur le récepteur cannabinoïde de l’anandamide. Ce récepteur modifie alors l’activité de plusieurs enzymes intracellulaires qui diminuera la quantité de neurotransmetteurs (d’où la perte de mémoire, la diminution des réflexes, l’activité des organes des sens qui diminue, etc.). Comme pour les autres drogues, le cannabis augmentera libération de la dopamine, notamment responsable de la motricité, l’attention, la motivation, l’apprentissage et la mémorisation.

Bon ou pas bon?

Il y a un débat sur le fait de consommer le cannabis sur du long terme ou non à cause des effets prouvés sur la concentration et la mémoire. On voit énormément chez les grands fumeurs de cannabis, les troubles cognitifs cités plus haut dans les effets secondaires.

Prendre du cannabis pour les pathologies désignées plus haut? Oui! Eh oui au cannabis médical! Sans encourager la consommation “illégale” de cannabis, je conseille à ceux qui en consomment par leurs propres moyens et à des fins thérapeutiques de voir avec un professionnel de la santé quelles sont les contre-indications; car il y en a!

Prendre du cannabis pour “être défoncé” et échapper à sa vie? Non! Pour avoir consommé du cannabis de longues années dans ce but il y a longtemps de ça, je peux dire que cela n’est pas une bonne idée! On ne veut pas voir les effets secondaires, mais le cerveau qui marche au ralenti, la paranoïa, l’anxiété, et parfois la colère de ne pas fumer son joint au moment désiré sont des raisons parmi plusieurs d’éviter la consommation de cannabis pour “s’amuser ou se faire du bien”. [En passant, il est possible de retrouver le même état grâce à certains types de respiration et même à des points d’acupression!]

Selon l’ayurvéda, le cannabis doit être utilisé en traitement de court ou moyen terme (voire occasionnel) comme plante médicinale pour ses actions thérapeutiques principales, lesquelles sont antispasmodiques, antidouleur, antitumoral et bronchodilatateur. Exemple du sujet idéal: Une personne diagnostiquée avec des métastase souffrant de douleur chronique et de Parkinson.

L’ayurvéda n’encourage aucunement de consommer toute plante médicinale de manière récréative et encore moins pour extraire ses actions sédatives à titre de loisir. L’action sédative de la plante s’adresse à certaines pathologies Vata, mais en aucun cas à qui veut s’amuser.

Sources

http://lecerveau.mcgill.ca/flash/i/i_03/i_03_m/i_03_m_par/i_03_m_par_cannabis.html
http://www.webmd.com/pain-management/features/medical-marijuana-uses
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3442177/
http://www.businessinsider.com/health-benefits-of-medical-marijuana-2014-4?op=1

Les épices en cuisine ayurvédique

Les épices sont essentielles en Ayurvéda, et ce, tant pour la préparation des plats, que pour la préparation des remèdes de guérison. Chaque épices a sa propriété qui a une influence directe sur le dosha et sur la saveur. Voici donc un aperçu des épices en cuisine ayurvédique car, rappelons-le, en Ayurvéda, les médicaments (molécules chimiques) sont absents des traitements médicinaux et seuls l’alimentation, les plantes, les panchakarma et autres méthodes de soins corporelles tels que le yoga sont les clés d’une bonne santé.

Les épices et les doshas

  • Épices de Vata: curcuma, le poivre noir, le gingembre, les clous de girofle et la coriandre. Les épices fortes sont bonnes pour Vata.
  • Épices de Pitta: cardamome, le curcuma, menthe et le cumin. Les Pitta devraient modérer leur consommation d’épices.
  • Épices de Kapha: toutes.

Quelques épices

Ail : a une saveur piquante; il est aussi doux et chaud. Il augmente Pitta (brûlures gastriques, colères), mais est bon pour Vata (tension artérielle).

Asafetida : a use odeur forte. Il augment la chaleur dans le corps (déconseillé pour Pitta). Il aide à la digestion (bon pour Kapha) en traitant les indigestions, flatulences et douleurs abdominales.On dit qu’il détruit les vers intestinaux.

Cannelle (dalchini) : a une saveur chaude et piquante. Elle est bonne pour Kapha. On utilise la cannelle pour adoucir les plats ou les réhausser. Aussi, elle est excellente pour la digestion, mais peut couper l’appétit si on la sent trop avant de manger.

Clou de girofle : a une saveur chaude et piquante. Idéal pour Kapha et Vata, il aide la digestion et est un puissant.

Coriandre : elle a une saveur froide, amère, douce  et légèrement piquante. Comme le cumin, elle régularise les 3 doshas, soulage Pitta et réduit les inflammations.

Curcuma : Le curcuma a de nombreux bienfaits et certains spécialistes le considèrent parmi des aliments anti-cancer les plus puissants (avec les baies de goji, le corossol, etc.). En Ayurveda, le curcuma est principalement prescrit dans les cas de troubles digestifs (ulcères, candida albican, hépatites, cholestérol…), les troubles inflammatoires de toute sorte (en association avec le gingembre et le poivre), les problèmes de peau, car il purifie le sang. Le curcuma tonifie les 3 doshas, mais est particulièrement bon pour Pitta.

Gingembre : il a une saveur chaude, piquante et douce. Le gingembre est un excellent antioxydant, stimulant, tonifiant, qui aide la digestion.

Noix de muscade : est chaude, piquante, douce et amère. Elle calme les troubles de Vata et Kapha (tensions nerveuses), mais empire Pitta. Utilisée comme analgésique, elle aurait une action aphrodisiaque.

Poivre noir : a une saveur chaude et piquante. Il aggrave pitta et diminue Vata et Kapha. Parce qu’il améliore le feu digestif, il augmente la capacité de digestion. Le poivre est utilisé lors de traitement contre la toux en médecine ayurvédique.

Sel: augmente le feu digestif et le goût. Il réduit Vata et augmente Pitta.

Appelation de cuisine indienne

  • Gobi: choux-fleur
  • Matar: pois verts
  • Aloo: pommes de terre
  • Massala:mélange d’épices : poivre noir, clou de girofle, cannelle, noix de muscat, cardamome verte, laurier indien, graines de carvi
  • Dalchini: cannelle